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mardi 2 juin 2009

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.Hallllleeellluuujjjjaaa, mes frères (et mes soeurs. Surtout mes soeurs. Y a-t'il le moindre mâle traînant ici sa carcasse, même occasionnellement? Je mettrais ma main à couper que non.)! L'espoir de réussite a beau être (très, très, très, TRES) mince, me voilà débarassée de LINGUISTIQUE (à prononcer avec un air absolument démoniaque, le regard fuyant et fébrile) pour au moins quelques temps. Amen, je vous le dis.


Quelques liens, histoire justifier un minimum ce post:



-Niveau musica, j'vous redirige vers le myspace de Cathy Davey, sa chanson "Reuben" passe en boucle dans mon mp3 depuis quelques jours déjà. Un chouette morceau, un peu bondissant et qui colle bien avec le beau temps, le printemps et les ballades dans le parc. Dans une autre gamme, j'vous conseille (si vous ne connaissez pas déjà) de foncer chez Bat for Lashes, avec son single "Daniel" .



-Blogs, blogs, blogs: Ici un site dédié aux stars de ciné des années 20 et 30, avec à la clé une tonne de photos vintages comme je les aime - Ici pour le site de La Guild, le collectif d'art dont fait partie notre (mon) bien aimé Plum des plaines sauvages. Ajoutons que c'est également elle qui s'occupe de la construction du site, applaudissements respectueux, je vous prie! Pour ceux que ça intéresse, une expo est en prépa pour fin juin, Stay tuned. Pour finir, un blog que je ne cesserai jamais de recommander étant donné les heures d'hilarité qu'il m'a généreusement fournies: le blog BD de Boulet dont la troisième recueil de notes ne devrait pas tarder à sortir (entre-nous, Vivi, tu as toujours les deux premiers que je t'avais refilés, j'attends toujours ton avis :D).


-Niveau bouquins: je cale sur "Howards End" de E.M. Forster depuis des lustres, R.A.S.




-Muvies: dernier coup de coeur en date = "Nick and Norah's infinite playlist"(dispo sur allostreaming, aux dernières nouvelles). Sinon, pour tout ce qui est sorties cinoches, je me réserve ce luxe pour après les temps de torture. Au programme: "Good morning England!", le dernier Almodovàr, "Soeur sourire", "Coco avant Chanel" si j'arrive encore à dénicher un ciné qui le passe, etc, etc...


Bon, sur ces paroles pleine de bon sens (hum), je vous laisse à vos chameaux et vais compter les miens.


A toutes, les poteaux.



P.S. Dédicace spécial à celui qu'un jour de pluie, coincée à la cafétéria sans occupation constructive, j'ai classé au top de ma liste des "Hommes les plus désirables de ce secteur galactique" (oui, l'université a eu l'avantage de me rendre mature et pondérée.) et qui fête ses 33 piges en ce jour béni. Tim, dévotion éternelle.
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dimanche 9 mars 2008

Isaure de Saint-Pierre/ "Bosie and Wilde"



Note: 6.5/10


4e de couverture


"On a dit beaucoup de mal de lord Alfred Douglas, Bosie pour ses amis. Le scandaleux amant de l'écrivain Oscar Wilde qu'il avait connu à Oxford fut en effet malmené par l'opinion et bien peu de livres lui rendent aujourd'hui justice. Il ne fut pas l'enfant gâté, frivole et cruel que l'on a dit. Il demeura au contraire à Londres pour pouvoir secourir son ami en dépit des risques encourus, et il était là à la sortie de prison de Wilde, qu'il accompagna à Naples et qu'il seconda dans l'écriture de la très émouvante Ballade de la geôle de Reading. Après la mort de Wilde, désespéré, lord Douglas, par l'effet d'un masochisme inconscient, calqua sa destinée sur celle de l'écrivain : procès, condamnation, séparation d'avec sa femme, la poétesse Olive, privation de ses droits paternels, prison. Comme Wilde, il fut pourtant un grand poète. Méconnu, ruiné, traînant toute sa vie le poids de prétendues fautes qu'il n'avait pas commises, Alfred Douglas paya aussi cher qu'Oscar Wilde la malédiction attachée alors aux homosexuels anglais. À travers l'évocation de ces deux destins parallèles et malheureux, Isaure de Saint-Pierre dépeint avec brio une certaine société anglaise alors scandaleuse, celle des artistes, des «copailles» fréquentant les fumeries d'opium, celle aussi des écrivains, des journalistes et des auteurs de théâtre. Et la vie brisée de lord Douglas fait tragiquement écho à celle d'Oscar Wilde dont elle est pour la postérité indissociable."





Mon avis
(parce que ça sonne tout de même moins sévère que "critique")


Bon, je suppose que c'est le moment de me jeter à l'eau. Ca va être un massacre, mais les commencements sont rarement un chef-d'oeuvre.



Quand je suis tombée sur ce livre, à la bibliothèque, bien en évidence sur l'étale des nouveautés, j'ai surtout tiqué sur le nom de "Wilde": Je venais tout juste de dévorer un recueil de quatres de ses comédies (L'éventail de lady Windermere ; Une femme sans importance ; Un mari idéal ; L'importance d'être constant).


Conclusion, j'ai survolé le quatrième de couverture, feuilleté les premiers chapitres, avant de glisser le livre dans ma pile de bouquins de T.F.E. (Travail de Fin d'Etude, le genre de torture chinoise que le système scolaire nous impose à nous, malheureux étudiants.).

La lecture a été assez rapide et je dois avouer que j'ai plutôt bien été mordue; tout en ayant un certain malaise par rapport au récit: d'un côté, le livre est présenté comme une sorte de de biographie, mais le style est avant tout celui d'un roman. Plusieures fois je me suis posé la question de la limite entre vérité historique et divagation romanesque de l'auteur. Parce que ce Bosie, bien sur, on a envie de l'aimer, de plaindre ce pauvre gars (quoi que certaines étapes de son parcours soient tout sauf reluisantes, pour ne citer que sa phase nazi ou misogyne...) laissé mourrant sur un lît d'hôpital après un bref séjour en prison. Lit d'Hôpital d'où Bosie se remémore par flashs-back les différents épisodes de sa relation avec Wilde, tout en rédigeant le poême "In excelsis" (réponse à la lettre "De Profondis" qu'Oscar rédigea en prison et dans lequelle il dresse une liste de reproches envers Bosie. Il faut savoir que c'est suite à un procès intenté par le père de celui-ci que Wilde fut incarcéré pour homosexualité.) . Mais le parti pris de l'auteur pour lord Douglas est tellement flagrant (quitte à pousser Wilde au placard de temps en temps) et les références concrètes aux sources historiques si rares, qu'il est sage de prendre "Bosie and Wilde" avec des pincettes.
Sa forme m'a en fait rappelée celle du film "Becoming Jane": passages de l'oeuvre de l'auteur se fondant avec son existence, histoire d'amour plus que romancée, ...
A la différence prêt que "Becoming Jane" est lui sans prétention aucune, tandis que "Bosie and Wilde" m'a donné l'impression d'une manipulation pas très claire de l'auteur, tentant par tous les moyens (y compris quelques arrangements plus que limites avec la Vérité) de me joindre à sa cause pro-Bosie. Une bonne intention, à la base ( la réhabilitation d'un personnage un peu trop facilement accusé de tous les tors possibles et imaginables) mais fort maladroitement servie ici.
Dommage.


Voilà, le "oups" de ce livre . Par contre, s'il m'a donné une envie, c'est tout d'abord d'en savoir plus à propos de lord Douglas et de ses poèmes (dont quelques-uns sont présents dans le livre), et puis surtout de continuer mon approche de l'oeuvre de Wilde. Isaure de Saint-Pierre a en effet glissé tout au long du récit des citations d'Oscar, voire des dialogues entiers issus de ses pièces, partant du principe que ce dernier s'est fortement inspiré de ses conversations avec Bosie pour rédiger certaines parties de son oeuvre. J'ai retrouvé avec plaisir plusieurs extraits des comédies que j'avais lues précédemment et été titillée par les références, entre-autres, au "Portrait de Dorian Gray".



Je vais donc tenter d'en repêcher, où qu'il soit, l'exemplaire que j' avais acheté il y a de ça des lustres, et m'y plonger aussi vite que possible!



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"... I fell a-weeping, and I cried, 'Sweet youth,
Tell me why, sad and sighing, thou dost rove
These pleasent realms? I pray thee speak me sooth
What is thy name?' He said, 'My name is Love.'
Then straight the first did turn himself to me
And cried, 'He lieth, for his name is Shame,
But I am Love, and I was wont to be
Alone in this fair garden, till he came
Unasked by night; I am true Love, I fill
The hearts of boy and girl with mutual flame.'
Then sighing, said the other, 'Have thy will,
I am the love that dare not speak its name.' "

"Two loves" (extrait), Lord Alfred Douglas , 1894.

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Liens

Bosie sur Wikipedia

Quelques uns de ses poèmes


"You want weapons ? We're in a library. Books ! The best weapon in the world !"

Doctor Who.